Alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’installe sur une grande partie du territoire, il est possible que de nombreuses colonies connaissent un arrêt de ponte temporaire.
On ne trouve plus de couvain ouvert, plus d’œufs, uniquement du couvain fermé. En effet, le taux d’humidité relative dans les cellules, nécessaire à l’éclosion des œufs, doit être supérieur à 50 %. Les conditions actuelles, marquées par des températures élevées et une faible humidité de l’air, peuvent conduire à une interruption temporaire de la ponte.
Cette situation peut encore durer plusieurs jours, même si son intensité et sa durée varient selon les régions et les conditions locales. Il appartient donc à chaque apiculteur de vérifier l’état de ses colonies.
Si une rupture de ponte est effectivement observée, elle constitue une opportunité pour réaliser un traitement « flash » avec un médicament à base d’ l’acide oxalique par dégouttement ou sublimation (Varromed, Oxybee, Apibioxal, Varroxal), dès que le couvain d’ouvrières actuellement fermé sera totalement, ou presque totalement, émergé.
Le couvain résiduel de faux-bourdons pourra être gratté avec une herse à désoperculer ou une fourchette, ainsi que les éventuels restes de couvain d’ouvrières, afin de libérer les varroas avant le traitement. Il reste à chacun de déterminer la meilleure date pour effectuer ces opérations.
L’application du traitement devra être réalisée de bonne heure le matin ou en toute fin de journée afin que les abeilles soient à l’intérieur et d’éviter d’ouvrir les ruches en pleine chaleur.
D’ici là, il est préférable de ne pas distribuer de sirop susceptible de stimuler la ponte de la reine, qui reprendra naturellement lorsque les conditions météorologiques redeviendront favorables.
Lorsque cette rupture de ponte liée à la canicule est présente, elle constitue une véritable opportunité pour optimiser l’efficacité du traitement contre le varroa. Enfin une bonne nouvelle !
Crédit photo : Jean Riondet